Fondation du patrimoine

jeudi 11 août 2011

Mise au point au sujet des articles de presse



Suite à la parution des articles de presse, les agriculteurs actuellement présents à la ferme de Libdeau se sont sentis visés qu'en à leur responsabilité sur l'état actuel de la chapelle. Je tiens à affirmer qu'il n'en est absolument rien et l'Est Republicain n'a à aucun moment souhaité sous entendre cette responsabilité. En effet, ils n'en sont d'une part, pas propriétaires, ce qui les exonèrent totalement d'un quelconque défaut d'entretien et, d'autre part, pour ce qui est de l'utilisation de l'intérieur de la chapelle comme entrepôt, ce n'est pas le fait de stocker quelques outils et bidons divers qui peut entraîner l'effondrement d'une toiture. Par ailleurs, le hangar accolé à l'édifice et qui sert à abriter de la paille, a au moins l'avantage d'avoir un rôle de contrefort du mur pignon. Philippe FIGERIO comme moi-même agissons dans un seul but d'intérêt général patrimonial. Nous ne souhaitons que l'adhésion de toutes les parties à ce dossier que se soient les propriétaires ou les voisins directs afin d'avancer vers une solution loin de toute polémique stérile.


Articles de presse

Sur demande du responsable d'agence de l'Est républicain à Toul et en vertu des dispositions du code de la propriété intellectuelle, les articles de presse du 7 août 2011 ne sont plus consultables sur ce blog.








samedi 30 juillet 2011

La presse s'intéresse à Libdeau

Sans qu'il eut été nécessaire d'en solliciter les services, un journaliste de l'Est Républicain m'a téléphoné en début de semaine pour m'informer qu'il était intéressé par ce qu'il se passait autour de la chapelle de Libdeau. Un rendez-vous a donc été fixé sur place avec la présence de M. Frigério.
Un article doit paraître courant de la semaine prochaine sur les éditions de la région. Espérons donc que cela attise l'intérêt de mécènes pour la sauvegarde du site.
A suivre.......

lundi 25 juillet 2011

Clarification du dossier

Je lis souvent au sujet de la chapelle des messages assez durs quand à son abandon et à l'inertie des institutions et services publics à réagir. C'est un discours qui peut sembler sonner juste si on se limite au simple constat mais grâce à ce blog, j'ai pu entrer en contact avec une partie des propriétaires et des personnes très impliquées sur ce dossier. J'ai donc pris connaissance des détails de cette affaire qui apportent un éclairage tout à fait différent de la situation.
Libdeau souffre de trois maux qui séparément auraient pu être résolus rapidement mais une fois cumulés engendrent une situation incroyablement complexe.
1) La chapelle, comme nous le savons, est une propriété privée mais elle n'appartient pas à une seule personne, en effet de successions en successions, le nombre d'ayants droits à ce jour se monte à une douzaine de personnes dispersées à travers le pays. Si cette information est connue aujourd'hui c'est grâce à un travail généalogique de fourmi réalisé par un notaire de Toul. Cela pour dire que la cession de la chapelle ne pouvait s'envisager plus tôt sans ce travail de longue haleine et sans l'accord de l'ensemble de ces ayants droits.
2) Monsieur Frigerio, qui m'a autorisé à divulguer son nom, originaire de Liverdun s'est effectivement proposé d'acquérir la chapelle en 2009 afin d'engager un projet de restauration. Fin 2010 un accord était trouvé avec les propriétaires pour finaliser l'acte de vente mais malheureusement, l'effondrement de la toiture cet hiver est venu tout remettre en question. En effet, les frais qu'engendrent maintenant l'urgence de la sécurisation du bâtiment et sa mise hors d'eau n'ont plus du tout la même échelle que ceux prévu pour une restauration étalée sur plusieurs années.
3) La chapelle est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques mais elle n'est pas monument historique et ne peut donc pas bénéficier des aides liées à ce statut.

La combinaison de ces éléments fait donc la complexité de ce dossier mais il faut adresser un immense remerciement à M. Frigerio et Me Person qui dans l'ombre ont accompli un travail formidable qui porte ses fruits aujourd'hui.
Les propriétaires que l'on serait tenté de blâmer d'avoir à être les responsables de l'état de la chapelle sont au contraire loin de cette image. En effet pour la plupart, ce n'est que grâce aux recherches engagées qu'ils ont appris la situation du site, ils en ont été touchés comme tout à chacun, ont adhérés sans réserve au projet de restauration et sont toujours à l'heure actuelle soucieux des démarches en cours.
Pour résumer nous sommes donc face à la résolution de problèmes juridiques, financiers et techniques.
Dans un premier temps il faut donc un diagnostic technique de l'édifice pour savoir quels sont les travaux d'urgence et de sauvegarde à engager avant l'hiver (si possible). Cela doit être fait courant août avec un entrepreneur spécialisé et le service territorial de l'architecture et du patrimoine.
Ensuite il faut finaliser l'acquisition du site par le biais certainement d'une association. Cela permettrait d'avoir un interlocuteur unique pour la suite des démarches.
Comme toujours rien ne pourra se poursuivre sans le "nerf de la guerre" nécessaire aux travaux.
Enfin et surtout le soutien et l'implication du plus grand nombre est plus que jamais indispensable car ne soyons pas candide, la chapelle est encore loin d'être sauvée, les démarches sont longues et difficiles et aucun reproche ne pourra être adressé à ceux qui se sont engagés courageusement dans cette voie.

Je signale également que la création d'une association est actuellement à l'étude.



mardi 19 juillet 2011

Bonne nouvelle du 19 juillet 2011 !!!

Comme suite aux courriers évoqués dans mon précédent message, je vous informe que je viens de recevoir un mail d'un des propriétaires de la chapelle qui porte à ma connaissance qu'une procédure en vue de la vente de l'édifice à une personne résident en Meuse avait été engagée en 2009 auprès d'une étude notariale touloise. Apparemment, cette personne avait le projet de créer une association dans le but de réhabiliter la chapelle. Il s'agit donc d'une excellente nouvelle qui va permettre de pouvoir enfin avancer sur ce dossier.
J'espère bientôt pouvoir apporter d'autres bonnes nouvelles et compter sur votre soutien.

samedi 16 juillet 2011

Avancement des recherches au 16 juillet 2011

Les différentes informations recueillies au sujet de l'identité des propriétaires privés de la chapelle ont permis d'établir une liste de personnes auxquelles un courrier a été adressé pour faire état, d'une part de la situation critique de l'édifice et d'autre part, du problème lié à cette absence d'interlocuteur pour engager toute démarche visant à sauvegarder le site.
Une réponse m'est déjà parvenue confirmant que la famille du destinataire était bien concernée par le sujet. Pour l'instant et dans l'attente d'un contact direct, il est préférable de conserver l'anonymat mais il s'agit d'une nouvelle positive.
Je ne manquerai pas de faire part des suites de cette démarche qui, je l'espère, sera rapide.

jeudi 30 juin 2011

La chapelle du Saulce d'Island dans l'Yonne

Je me suis permis de reproduire ci dessous un article du site des Hospitaliers de saint-Jean de Jerusalem consacré à la chapelle du Saulce d'Island dans l'Yonne pour sa similitude architecturale avec la chapelle de Libdeau. Cet édifice, à proximité d'Auxerre appartient à un popriétaire privé mais se visite sur rendez-vous. Son exemple donne une idée très réaliste de ce à quoi Libdeau pourrait prétendre après restauration...

"Cette MaisonTempliers.net fut nommée d'abord Commanderie du Saulce. On la désigna ensuite sous le nom de Commanderie d'Auxerre, sans doute parce que les Commandeurs, aux siècles derniers, résidaient habituellement dans cette ville. Cependant la maison du Saulce resta toujours le chef-lieu de la baillie. Cette maison avait été donnée aux Templiers dans le commencement du XIIIe siècle, par un seigneur, du nom de Drogon de Mello ou de Maillot, « de Melleto », ainsi qu'il résulte des lettres de Guillaume, son fils, ratifiant et confirmant au mois de juillet 1206 le don fait par son père à l'Ordre du Temple, de la maison du Saulce, « elemosinam de domo Salicis. »

La maison des Lépreux de Saint-Simon d'Auxerre possédait au Saulce, dans le XIIIe siècle, une maison et des moulins sur l'Yonne. Ces moulins avaient souvent donné lieu à des contestations avec les Templiers. Ceux-ci, pour y mettre fin, consentirent à les acheter au prix de 850 livres. La charte d'acquisition passée sous le sceau d'Henri, évêque d'Auxerre, porte la date du mois de juillet 1231, et est approuvée par les principaux bourgeois d'Auxerre.
Ordre de Malte
Chapelle de la Commanderie du Saulce - Sources : Jack Bocar
La chapelle de la maison du Saulce avait été fondée par Guillaume, comte de Joigny. On voit par les lettres de fondation, datées du mois de juillet 1238, que le comte Guillaume, pour avoir une chapelle dans la maison du Temple du Saulce, sous Escolives, « in domo Templi de Salice subtus Escolivas », donna 15 livres tournois de rente à prendre par les frères de la dite maison chaque année, sur le péage de Joigny, appartenant au comte, et en cas d'insuffisance sur la prévôté de cette ville.

On trouve de 1210 à 1260 plusieurs titres d'acquisitions de terres arables, mais surtout de vignes, faites par les Templiers du Saulce.

Un seigneur, Raoul de Mailly, leur avait engagé pour vingt livres d'Auxerre, la dîme qu'il possédait à Escolives, « apud Escolius. » Son fils, Hugues et Guiele, sa femme, voulant, après la mort de leur père, se libérer de cette dette, abandonnèrent cette dime aux frères du Temple, par des lettres de l'official d'Auxerre, du mois de février 1258.
Ordre de Malte
Chapelle de la Commanderie du Saulce - Sources : Jack Bocar
Vers la même époque, la terre et seigneurie du Saulce fut donnée aux Templiers par Hugues de Saint-Verain et Elisabethe, sa femme. Jean, comte de Joigny, leur neveu, confirma cette donation en 1270, et Robert, comte de Nevers, de qui relevait cette terre, en consentit l'amortissement en 1272. On voit par les divers actes relatifs à cette donation, qu'elle comprenait une motte, « motam », située près de la maison du Temple ; toute la terre qui se trouvait près de « Loindat », enclavée dans celle des Templiers ; une pièce de terre dans « Courcelles », entre les prés du Temple et le ruisseau de « La Corroie (c'est probablement le ruisseau nommé le Val de Mercy, qui passe près de Vincelles et se jette dans l'Yonne au sud d'Escoviles et du Saulce ; carte de Cassini) » ; un pré au dit Courcelles, toute la justice, haute, moyenne et basse, à l'exception de celle comprise entre le grand chemin ferré, conduisant de l'Orme de « Truchebeuf » à Vincelles, « apud Vincellas » ; d'une part, et l'Yonne de l'autre ; et comme la dite justice se comportait et s'étendait depuis la justice des seigneurs de Champs, « dominorum de Campis », jusqu'à celle des seigneurs de Vincelles.

La terre et seigneurie du Saulce consistait, au XVIIe, siècle, en un château avec chapelle dédiée à saint Eustache, basse-cour, moulin sur l'Yonne, et 450 arpents de terre, compris entre le chemin d'Auxerre et la rivière.
Ordre de Malte
Chapelle de la Commanderie du Saulce - Sources : Jack Bocar
Un fief relevait de la seigneurie : le fief de Belombre, qui appartenait en 1604, à dame Davy, veuve de Jacques de Mung, dit de La Ferté, chevalier des ordres du Roi, seigneur de Boisgardin, Belombre et Escolives.

Le revenu de la maison du Saulce était, en 1373, d'après le Livre-Vert, de 142 livres 18 sols. II y avait alors un Commandeur, deux donnés, un clerc et un varlet, dont l'entretien et la nourriture étaient évalués à 30 livres par an. Le même revenu s'élevait, en 1782, à 3, 472 livres.

La commanderie comptait, au XIVe siècle, au moment où les Hospitaliers en prirent possession, six membres : la maison d'Auxerre, les domaines de Tourbenay et de Coulange, ainsi que les anciennes maisons du Temple de Vallan, de Sérain et de Vermenton.

On y ajouta au XVe siècle, les Maisons de Moneteau, de Saint-Bris, de Mery et de Villemoison, ainsi que celles moins importantes de commanderie de Champs-sur-Yonne, commanderie de Sacy et commanderie du Plessis-d'Arbouse. Les quatre premières provenaient du Temple ; et les trois autres étaient de l'Hôpital ancien. Sources : les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)"